Articulations et mobilité, Bien-être féminin, Bien-être masculin, Digestion, Enfants, Sérénité

Réponses aux devoirs de vacances de l’été 2018

Ci-dessous les questions posées dans notre emailing d’août 2018 suivies des réponses explicatives. En raison d’un bug auprès de notre hébergeur, il est possible que votre réponse adressée courant août ne nous soit jamais arrivé. Nous sommes désolés pour cela. Il est donc possible que vous n’ayez pas eu de réponse en retour de notre part. Si tel était le cas, n’hésitez pas à nous renvoyer copie de votre mail. Encore toutes nos excuses pour ce dérangement.

Question n° 1
Je me lève souvent la nuit pour aller uriner, au moins une fois, parfois un peu plus.
Est-ce :
A – Normal ?
B – Anormal et inquiétant ?
C – Anormal mais pas forcément inquiétant ?

Réponse :
Anormal et inquiétant

Explication :
Faire pipi la nuit a un nom scientifique : la nycturie… On est bien avancé ! Bravo en tout cas à Mme Sandra C. qui nous a précisé dans sa réponse que ce phénomène peut être dû à un excès de sel, à des troubles hormonaux, ou encore à des médicaments face à l’hypertension. Pour ma part, j’ai remarqué que beaucoup de personnes présentent ce phénomène après avoir eu un traitement par antibiotiques, le plus souvent en raison d’infections urinaires, et souvent face à des infections urinaires à répétition.

Il y a de cela de nombreuses années, j’avais remarqué qu’une tisane composée de bruyère, de busserole, de lavande et de verge d’or (quatre plantes aux vertus antiseptiques des voies urinaires), conseillée face à des infections urinaires avait aussi comme effet de réduire au bout d’un certain temps de cure les mictions nocturnes. Mais en plus de cela, les personnes qui me faisaient ce retour témoignaient toutes d’un regain d’énergie.

Par la suite, grâce à de nombreux retours de clientes et de clients, ‘ai pu élaborer une recette plus ciblée sur ce phénomène de nycturie. Les bienfaits de cette tisane d’alors étaient les suivants :

  • Baisse ou disparition des mictions nocturnes,
  • Baisse ou disparition de la fatigue au lever,
  • Réduction de la rétention d’eau,
  • Disparition des cernes au visage,
  • Amélioration et régulation du transit intestinal,
  • Renforcement de l’effet dépuratif rénal,
  • Atténuation de la peau sèche,
  • Normalisation de la sensation de soif,
  • Perte de poids ou de cellulite,
  • Au bout d’une certaine période, amélioration de l’état général de la personne, notamment face à une multitude de troubles de santé chroniques.

Aujourd’hui, avec plus de 20 ans de recul, nous pouvons affirmer qu’au moins une femme sur trois, et un homme sur quatre, venant nous consulter au comptoir, bénéficient des bienfaits de cette tisane. Nous la conseillons souvent en première intention.

Voilà.. Uriner la nuit de façon répétitive, ne serait-ce qu’une seule fois, est selon notre expérience et les retours de nos clients à la fois anormal et inquiétant.

Question n°2
Le rôle premier du colon est de :
A – finir la digestion des aliments ?
B – mouler les selles ?
C – Accueillir notre microbiote ?
D – Pomper l’eau présente dans le tube digestif au profit de notre équilibre hydrique ?

Réponse :
Pomper l’eau présente dans le tube digestif au profit de notre équilibre hydrique.

Explication :
On pense souvent à tort que les boissons sont la seule source d’eau pour notre corps. Mais c’est vite oublier la quantité d’eau contenue aussi dans les aliments solides que nous ingurgitons au cours des différents repas de la journée. L’intestin grêle nous permet l’absorption d’une bonne partie de cette eau alimentaire, et ce en association avec l’assimilation des nutriments à travers la paroi intestinale. Mais au niveau de la valve iléo-caecale, c’est-à-dire au passage entre le petit intestin (le grêle) et le gros intestin (le colon), le chyme alimentaire est encore sous une forme liquide. Le colon va alors assécher en grande partie ce chyme alimentaire. C’est ainsi qu’une grande partie de l’eau est réabsorbée au profit de notre équilibre hydrique général. Parfois, cette fonction présente des troubles et des selles liquides, ou inversement trop dures en sont la conséquence, avec comme résultat des diarrhées ou des constipations chroniques.

Vérifier le bon équilibre de cette fonction du colon est un gage de santé. Les naturopathes d’antan ne disaient-ils pas que les troubles intestinaux sont le berceau de toutes les maladies ?

Question n°3
On parle beaucoup aujourd’hui de l’intérêt de se supplémenter en hydrolysat de collagène pour entretenir ses articulations. Mais il existe un cofacteur indispensable. Est-ce :
A – de prendre aussi de l’acide hyaluronique ?
B – de drainer l’organisme pour améliorer le contrôle du pH ?
C – de faire des exercices physiques en complément ?

Réponse :
de drainer l’organisme pour améliorer le contrôle du pH.

Explication :
On sait que notre mode de vie contemporain accentue les effets de l’acidose dans le corps, notamment par la consommation d’aliments sucrés et dénaturés. On sait aussi que nos émonctoires (foie, reins, intestins, peau, poumons) sont souvent « mis à rude épreuve » dans le travail d’élimination des toxines que nous fabriquons chaque jour du fait de notre métabolisme. A la longue, les acides circulants s’accumulent dans des zones peu vascularisées et le pH, moins contrôlé par l’effet tampon du sang, évolue vers une acidification. Ces zones sont en premier lieu les cartilages articulaires. Or c’est justement sur ces zones soumises à des contraintes physiques permanentes que l’on constate qu’avec l’âge les dégradations sont importantes. On parle d’arthrite ou d’arthrose selon les cas. Les anciens ont toujours préconisé en vue « d’entretenir la monture pour voyager loin » de réaliser des cures dépuratives d’au moins trois semaines à chaque intersaison. Et autrefois, on savait que ces cures atténuaient les douleurs articulaires et amélioraient au long cours la santé des articulations.

La découverte de l’intérêt d’une supplémentation en hydrolysat de collagène de type 2 a récemment apporté une nouvelle solution face à l’arthrose que l’on croyait encore il y a peu de temps comme incurable.

Nous, herboristes, pensons que l’association d’une cure de tisanes à visée anti-acidose, couplée à la prise de collagène apporte un meilleur résultat sur les maladies articulaires. La recherche le montrera peut être bientôt : les chondrocytes, ces cellules responsables de la synthèse du collagène (autant que de sa destruction…) sont certainement influencées dans leur balance construction/destruction par le pH extracellulaire environnant. C’est en tout cas l’hypothèse que nous pouvons faire face aux retours positifs de nos clients à qui nous conseillons des plantes en ce sens.

Question n°4
Vous connaissez sûrement cet adage qui dit « une tisane chaque jour, la santé pour toujours ». Mais il y a un seul moment dans la journée où il ne s’applique pas, et même pas du tout ! Est-ce :
A – au petit déjeuner ?
B – au début du repas du soir ?
C – au coucher

Réponse :
au coucher.

Explication :
Comme nous l’a répondu une cliente très justement, la consommation de tisanes aux vertus drainantes peut occasionner des mictions nocturnes qui ne sont pas souhaitables. Ceci en rapport avec la question 1.

Mais plus généralement, même s’il est pertinent de prendre une tisane pour ses vertus digestives ou calmantes, celle-ci doit se faire tôt en soirée et pas au coucher au risque de perturber le sommeil et de devoir se relever la nuit pour aller uriner.

Au comptoir, nous conseillons toujours, le soir d’associer la tisane à la fin du repas. Passé ce délai, il ne faut pas envisager de prendre une infusion, aussi vertueuse soit-elle !

Question n°5
On donne au nourrisson qui pleure à cause des poussées dentaires à mâchouiller de la racine de guimauve. Est-ce :
A – pour son effet calmant nerveux d‘abord ?
B – pour son effet adoucissant ?
C – juste pour détourner son attention de ses douleurs ?

Réponse :
pour son effet calmant nerveux d’abord.

Explication :
La racine de la guimauve (Althea officinalis) est réputée en herboristerie pour son effet adoucissant sur les toux sèches, les peaux irritées, et pour améliorer en douceur le transit intestinal. Ces trois propriétés sont liées à la présence de mucilages. Mais il y a un autre critère, beaucoup plus subtil que les herboristes prennent en compte, et qui va à l’encontre de la démarche cartésienne sur laquelle la science pharmaceutique repose aujourd’hui. Contrairement à la plupart des autres Malvacées, la guimauve présente des fleurs blanches, et des feuilles à tendance blanches et duveteuses. Cette information, décryptée à travers une grille comparable à la théorie des signatures, nous renseigne aussi sur son action sur le système nerveux. Ici la racine de guimauve présente des vertus adoucissantes autant que calmantes. C’est pour cela que ce hochet a eu autant de succès et continuera à en avoir longtemps…. Et les nourrissons arrêteront leurs pleurs plus vite qu’avec d’autres substituts…

Question n°6
La médecine traditionnelle chinoise recommande lors des cures de ginseng de ne pas consommer de thé. Est-ce :
A – parce que les principes actifs sont trop vite drainés et n’ont pas le temps de faire leurs effets ?
B – parce que la théine contrarie les effets du ginseng ?

Réponse :
parce que la théine contrarie les effets du ginseng.

Explication :
On connait le thé pour son effet excitant. Et ce dernier est dû à la présence de la théine, un alcaloïde qui est plus précisément une base purique. Cette molécule est la même que l’on retrouve dans le café sous le nom de caféine. A la longue les excitants épuisent l’organisme, entrainent des effets secondaires et peuvent même être source d’insomnies. A l’inverse, les plantes adaptogènes (et le ginseng en fait partie) favorisent la récupération des forces, améliorent la gestion du stress, renforcent le bien-être et la qualité du sommeil. Les Taoïstes chinois ont toujours déconseillé l’association entre le ginseng et le thé. On comprend donc pourquoi. Au comptoir de notre herboristerie, nous expliquons à nos clients qu’il est bon de diminuer sa consommation de thé ou de café pendant une cure d’une plante adaptogène comme la rhodiola, l’éleuthérocoque ou la withania. Mais ceci est dans le principe, valable pour toutes les plantes dites adaptogènes.