Livraison offerte : voir conditions livraisons et retours sur tous les produits

Téléphone: +33 9 82 27 44 76 Du lundi au vendredi 9H - 12H et 14H - 17H

Savoir (presque) tout sur les Oméga-3…

Savoir (presque) tout sur les Oméga-3…

Jean-François Astier |

Si la lecture de cet article sur les Oméga-3 vous paraît trop long ou trop abrupt pour vous, lire l'essentiel en quelques lignes en bas de l'article.

Dans notre alimentation, on distingue en plus des vitamines et des minéraux, trois grands groupes nutritionnels qui sont les glucides, les lipides et les protides.

Les premiers désignent des chaînes de sucres, longues ou courtes et qui ont pour rôle d’apporter de l’énergie à l’organisme. On dit que les glucides « font tourner la machine »...

Les protides regroupent les éléments qui engendreront, via des acides aminés ou des polypeptides, nos protéines.

Quand aux lipides, ils procurent ce qu’on appelle vulgairement « les produits gras ». On va ici s’intéresser à cette dernière catégorie et voir que dans ce groupe de molécules, l’importance d’un apport en Oméga-3 est crucial mais pas n’importe comment…

Les différents lipides.

Il faut distinguer les lipides que l’on mange qui sont quelque peu différents de ceux qu’on retrouve dans notre corps. Car certains sont fabriqués au cœur de nos cellules si besoin…

  • 95 % des lipides que nous mangeons sont des triglycérides. Dans notre corps, ils servent principalement au stockage énergétique. On les retrouve dans les huiles végétales, le beurre, les graisses animales.
  • La seconde grande catégorie sont les phospholipides, qui sont des lipides nécessaires pour former et structurer les membranes de nos cellules. Nous avons au moins 30.000 milliards de cellules dans le corps. Voilà qui fait beaucoup de phospholipides, vu qu’il en faut une bonne pelletée pour chaque cellule ! Dans notre alimentation, la lécithine, par exemple est un phospholipide, mais souvent, on fabrique nos propres phospholipides selon nos besoins. Heureusement !
  • Parlons aussi un instant des stérols, qui sont des molécules complexes formées d’anneaux carbonés, comme le cholestérol, ou des phytostérols.
  • Il y a, pour (presque) finir la liste, aussi des cires, mais ces dernières n’ont pas d’intérêt majeur. Ce sont des lipides rigides, et de ce fait, elles ne font pas l’objet d’un process digestif. En d’autres mots, on ne les utilise pas.

De l’alpha à l’oméga...

  • En dernier, je retiens les acides gras, libres ou estérifiés, c’est à dire soit tels quels, soit associés justement à des triglycérides, ou des phospholipides. Quand ils sont libres, on les retrouve par exemple dans l’huile d’olive, sous la forme d’acides gras saturés, mono-insaturés ou poly-insaturés. Ce sont ceux-là qui sont les plus délicats à cerner et qui méritent qu’on se penche un peu plus sur eux.

Une molécule lipidique (un acide gras) est une chaîne carbonée. Dans cette chaîne, il peut y avoir une ou plusieurs doubles liaisons entre des atomes de carbone. Cette fameuse double liaison est capitale pour la conformation spatiale de la molécule, et donc son action dans le corps. La position de la première double liaison est comptée à partir de l’extrémité méthyl de la chaîne (une sorte de « point final»), appelée extrémité « oméga ». On parle alors de « liaison oméga ». Un Oméga-3 est un acide gras dont la première double liaison se situe sur le troisième atome de carbone en partant de cette extrémité oméga.

Ainsi, on compte les carbones à partir de l’extrémité oméga (–CH3), et la position de la double liaison détermine si c’est un Oméga-3, Oméga-6, etc.

Les acides gras ont des formes chimiques assez similaires, et même assez simples pourrait-on dire. Ça se complique quand il y a des double liaisons qui sont présentes, car la conformation tridimensionnelle devient plus complexe. Et de fait, leurs comportements et leurs effets sur nos tissus vivants sont très différents. C’est pour cela qu’il a fallu poser une nomenclature qui peut paraître assez barbare de premier abord.

Le piège classique est de croire que les Oméga-3 sont plus petits que les Oméga-6 ou encore plus pour les Oméga-9. Le numéro n’a rien à voir avec la taille des molécules qui varient de 18 à 22 carbones. La différence tient à la position de leur première double liaison, ce qui leur donne des propriétés métaboliques différentes.

La principale notion à retenir est que les acides gras pourraient se classer en fonction de leur « fluidité » dans le corps. C’est d’une importance capitale, notamment pour notre cerveau…. Une double liaison crée au niveau de la molécule une sorte de coude. Ces coudes donnent une conformation tridimensionnelle plus complexe, qui empêche les acides gras de s’empiler comme le feraient des assiettes plates les unes sur les autres. C’est cette forme « avec coudes » qui augmente la fluidité des membranes cellulaires, quand ces molécules sont présentes. Il faut se rappeler que les phospholipides sont des structures qu’on pourrait comparer à des assiettes empilées. Pour permettre une mobilité plus importante de cette membrane, rien de tel que d’y ajouter des endroits ou les assiettes sont mal superposées !

Dans les acides gras, plus il y a de double liaisons, plus la fluidité est élevée. Et, vous l’aurez deviné, ce sont les acides gras dits « poly-insaturés » qui seront les champions dans ce domaine.

Les Oméga-3 sont très poly-insaturés. Certaines molécules comme le DHA (Acide DocosaHexaénoïque) ont jusqu’à 6 double-liaisons ! Elles sont donc très fluides, même à basse température. Cela permet aux membranes cellulaires de certaines zones sensibles de rester souples et fonctionnelles comme dans les yeux ou le cerveau.

Les Oméga-6 ont généralement moins de doubles liaisons que certains Oméga-3 de longueur équivalente. Ils sont donc un peu moins fluides que les Oméga-3.

Les Oméga-9 (comme l’acide oléique – huile d’olive) ont une seule double liaison. Ils sont donc moins fluides que les Oméga-3 ou les Oméga-6.

Mais qu’ils soient en 3, en 6 ou en 9, il faut bien retenir que ces molécules sont toutes plus fluides que les acides gras saturés (qui ne contiennent aucune double liaison). C’est leur avantage, avec leur inconvénient d’être sensibles à la chaleur… On évitera donc de les mettre sur la poêle quand il faudra faire cuire des crêpes ! On préférera l’huile d’olive par exemple.

 

Pourquoi faut-il des Oméga-3 ?

On l’a vu, les membranes cellulaires sont principalement composées de phospholipides. Pour un bon fonctionnement du corps, la souplesse des membranes est capitale pour laisser passer les messages, certaines molécules, favoriser la mitose (division cellulaire), et comme à basse température, les membranes ont tendance à se rigidifier, une meilleure fluidité compense ce phénomène naturel.

C’est pour cela que les animaux vivant dans les mers froides présentent des tissus riches en Oméga‑3. Et c’est pour cela aussi que l’humain, prédateur calculateur, va aller chercher dans les poissons des mers froides, des Oméga-3, car ils sont abondants. Hélas, il y a un revers, nous allons le voir...

Chez l’humain, la température corporelle, maintenue aux alentours de 37° évite ce phénomène de rigidification des membranes, comme chez les animaux à sang froid (poissons par exemple). Mais inversement, dans le cerveau, qui est composé à 60 % de lipides, les neurones nécessitent des membranes très fluides pour permettre la transmission rapide des signaux électriques et assurer la plasticité synaptique (apprentissage, mémoire). On va le voir, parmi ces Oméga-3, c’est surtout le DHA, qui joue un rôle clé dans la prévention du vieillissement prématuré des tissus cérébraux et de la dégénérescence neuronale.

 

La preuve par l’animal.

Des études ont mis en évidence un parallèle entre la richesse en Oméga-3 et la durée de vie des animaux étudiés.

Chez les mammifères, le record est détenu par l’éléphant de mer, qui peut vivre 18 à 22 ans, ce qui est une longévité exceptionnelle pour un animal de cette taille. Dans son cerveau, la teneur en DHA dépasse les 30 %. La baleine boréale vit quant à elle de 150 à 200 ans (un record chez les mammifères), et là aussi son taux de DHA est supérieur à 35 % dans son cerveau.

Chez les oiseaux, c’est le perroquet qui détient le pompon avec une longévité de 50 à 80 ans, et une teneur en Oméga-3 très élevée aussi.

Chez les poissons, c’est le saumon sauvage qui impressionne : il vit de 5 à 7 ans, les migrations qu’il effectue pour la reproduction sont épuisantes, et c’est la teneur élevée en DHA qui protège son cœur et son cerveau durant ces périodes intenses. Inversement, on sait que les poissons d’élevage, où l’alimentation industrielle est pauvre en Oméga-3 ont une mortalité précoce et une sensibilité accrue aux infections.

Dernier double exemple, chez les reptiles la tortue géante des Galápagos vit plus de 100 ans et dispose d’une richesse en Oméga-3 élevée. Inversement, chez le python, la vie n’est que de 20 à 30 ans et sa teneur en Oméga-3 est faible du fait de son alimentation carnée de proies elles aussi pauvres en Oméga-3. Quand des pythons en captivité sont alimentés avec des animaux d’élevage (poulets industriels), ils développent des carences en DHA, des troubles neurologiques et une mortalité accrue.

On pourrait multiplier les exemples aussi chez les animaux domestiques comme le chien ou le chat, la souris ou le rat, l’escargot, le ver de terre… Toujours il existe un lien proportionnel entre la richesse en Oméga-3 et la longévité. La grande question est « pourquoi » ?

 

Parce que les Oméga-3 :

1- protègent contre le stress oxydatif et le stress cellulaire,

2- maintiennent la fonction cognitive et préviennent des maladies neurodégénératives,

3- réduisent l’inflammation chronique,

4- régulent certains gènes liés au vieillissement,

5- protègent contre les maladies métaboliques, à commencer par la résistance à l’insuline…

On l’a vu, ce sont des facteurs fondamentaux pour le bon fonctionnement de nos cellules. On pourrait donc s’attendre à ce que les scientifiques nous annoncent une « révolution Oméga-3 » ! Et pourtant, il n’en est rien, ou si peu… Là aussi, pourquoi ?

Dans notre société occidentale, la plupart des gens ne font guère attention à leurs apports en acides gras essentiels, donc encore moins à des molécules précises comme le DHA. Et pourtant, il ne semble pas y avoir une hécatombe dans la population de gens mourant d’une telle carence ?

 

Comment expliquer un tel paradoxe ?

1- D’abord, il faut savoir que le corps compense jusqu’à un certain point. Le corps stocke les acides gras dans les membranes cellulaires et les tissus adipeux. Même avec une faible apport, ces réserves sont précieuses, surtout si la présence d’Oméga-6 n’est pas excessive (voir encadré), et même dans ce cas, ce sont le cerveau et le cœur, organes prioritaires qui verront leur apport en Oméga-3 « garantis » au détriment d’autres tissus. C’est pour cela qu’une carence prolongée porte au final et avec le temps sur l’apparition de maladies neurodégénératives.

2- Ensuite, les Oméga-6 ne sont pas des ennemis, car ils participent à la réparation tissulaire et la réponse immunitaire. Ils masquent la carence en Oméga-3. L’exemple typique est la personne qui utilise beaucoup d’huile de tournesol en cuisson, peu de poissons (apport en Oméga-3), et qui pourra présenter des inflammations articulaires, de la fatigue, et chercher la cause ailleurs qu’en une carence en Oméga-3.

3- Il y a aussi des personnes qui ont un régime carencé en Oméga-3, mais chez qui l’apport en protéines animales masquent les problèmes sous jacents et permet au corps de « tenir » plus longtemps sans symptômes aigus.

Oméga-3 contre Oméga-6 ?

Les Oméga-6 sont aussi des acides gras essentiels, ce qui veut dire que le corps, tout comme les Oméga-3, ne sait pas les synthétiser. Ils sont nécessaires à notre métabolisme, et apportés dans notre alimentation via les huiles végétales courantes (tournesol, maïs, soja…). Mais la famille 3 et la famille 6 partagent les mêmes enzymes métaboliques pour être transformées en molécules actives. Un excès d’Oméga-6 peut réduire l’efficacité des Oméga-3. Dans l’idéal, il faudra une proportion comprise entre 1:1 et 1:4, c’est à dire une molécule d’oméga-3 pour une à quatre molécules d’Oméga-6. Les études nutritionnelles au niveau de la population montrent que les proportions tendent davantage vers 1:15 voir 1:20. C’est cette mauvaise proportion qui est source d’inflammations chroniques et qui peut engendrer des maladies inflammatoires, cardiovasculaires et métaboliques.

Il ne faut pas se gaver d’Oméga-3

Donc, pour nous humains, que faut-il retenir ? Focaliser de manière maladive sur une absorption frénétique d’oméga-3 n’est pas la bonne solution. Quand je vois dans ce but des personnes qui mangent systématiquement du poisson à au moins deux repas dans la semaine (quand c’est pas tous les soirs…), je prends le soin de leur rappeler qu’un végétarien, même au bout de 40 ans de pratique comme moi, n’a pas à envier un tel régime survivaliste, et ne présente pas de carence en Oméga-3. Et de leur préciser aussi qu’aujourd’hui les sources alimentaires marines placées sur des niveaux trophiques hauts (voir encadré) sont gavées de métaux lourds comme le mercure ou le cadmium. On parle beaucoup de ce dernier, mais les contaminations au mercure, pour ne prendre que cet exemple, qui ne font plus l’actualité, sont dramatiques… Et je passe ici sous silence les autres éléments comme l’arsenic, les microplastiques, les médicaments, les dioxines, le PCB, les furannes, les pesticides organochlorés… Ni les nanoparticules des crèmes solaires, le glyphosate, les néonicotinoïdes…

Niveaux trophiques et contaminations

Un niveau trophique est une notion d’écologie qui désigne la position qu’occupe un organisme dans la chaîne alimentaire, depuis les producteurs primaires (plantes, algues) jusqu’aux décomposeurs (bactéries, champignons), en passant par les herbivores (consommateurs primaires) et les carnivores (consommateurs secondaires ou tertiaires). Plus un organisme se situe haut dans cette chaîne, plus il accumule potentiellement des métaux lourds (comme le mercure, le plomb ou le cadmium) via un phénomène appelé la bioaccumulation. Ces substances toxiques, peu ou pas éliminées par les organismes, se concentrent en augmentant le long des niveaux trophiques, rendant les prédateurs supérieurs comme les poissons grands migrateurs (saumon, thon, hareng, maquereau, flétan...) ou les rapaces particulièrement vulnérables. Leurs teneurs sont au minimum 100 à 1000 fois supérieures aux producteurs primaires. Privilégier une alimentation basée sur les niveaux trophiques bas (fruits, légumes, céréales, légumineuses ou herbivores comme les volailles ou les lapins) permet donc de limiter l’exposition à ces polluants. Ce choix alimentaire a aussi d’autres impacts : il réduit l’empreinte écologique face à la production alimentaire industrielle (cultures intensives, élevages). Cette dernière fait appel à une forte consommation de ressources et génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Ce choix alimentaire « éthique » favorise à la fois la santé individuelle et la préservation des écosystèmes, évite l’accumulation de toxines et soutient des systèmes agricoles moins impactants. Sans parler de la souffrance animale…

 

Alors comment compléter son alimentation en Oméga-3 sans s’empoisonner ?

D’abord en revenir, comme nous le faisons toujours à Natura Mundi, à cette maxime d’Hippocrate qui a dit et redit « que ton aliment soit ton premier remède ». Si ce médecin pouvait faire un bond dans notre monde d’aujourd’hui, et en découvrant ce que la plupart des gens mangent au quotidien, il nous dirait simplement « bonne chance ! ». C’est pourquoi il faut ruser (un peu) et prendre le temps de réfléchir (beaucoup). Car pour la bonne compréhension du problème il manque encore une dernière notion, trop souvent passée aux oubliettes, ou simplifiée, par ceux là même qui vont vous proposer de vous gaver d’Oméga-3…

Dans les Oméga-3, il y a trois molécules fondamentales : l’ALA, l’EPA et (nous l’avons déjà cité) le DHA

- l’ALA est l’acide alpha-linolénique, que l’on trouve dans des sources végétales comme certaines graines, certaines huiles.

- l’EPA est l’acide éicosapentaénoïque (sympa, non?) que l’on trouve dans les huiles de poissons et certaines micro-algues.

- le DHA est l’acide docosahexaénoïque, un acide gras structurel de notre cerveau et de la rétine, essentiel pour nous pour les fonctions cognitives et visuelles, présent dans les huiles d’origine marine et celles extraites de micro-algues.

L’ALA est précurseur de l’EPA, lui même précurseur du DHA. L’ALA n’a d’intérêt que parce qu’il apportera à notre organisme de l’EPA puis du DHA. Mais le problème se corse… L’ALA, qui peut être abondant au niveau alimentaire, est faiblement converti en EPA, lui même faiblement converti en DHA.

ALA → EPA → DHA

Les taux de conversion sont les suivants : de l’ALA vers l’EPA, c’est de 8 à 20 %, et de l’EPA vers le DHA, il est de 50 %. Ce qui fait qu’au final, entre l’ALA et le DHA, le « rendement » est très faible, théoriquement de 4 à 10 %, mais en réalité cette conversion est prioritairement liée au rendement de première conversion, car on considère que cette première étape ne se passe pas toujours comme prévu. On parle d’une conversion finale de 0,5 à 4 %, ce qui est assez faible, compte tenu de nos besoins…

C’est là qu’intervient la magie de la nature, car l’environnement global est à prendre en compte. Notre corps ne fonctionne pas comme des réactifs dans un tube à essai ! Pour que cette conversion soit optimisée, la présence de vitamines B3, B6, C et E est nécessaire, ainsi que du magnésium et du zinc. De plus, une alimentation riche en antioxydants (présents dans les fruits et les légumes) protège l’ALA de l’oxydation. Choisir la règle des 3 V (que je détaille ci-après) nous place justement dans ce contexte nutritionnel optimisé !

Et autre point, la moindre proportion d’Oméga-6, pour se rapprocher d’un bon ratio de 1:1 à 1:4 est à rechercher. On limitera donc la consommation d’huiles comme le tournesol ou le maïs. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut plus en consommer, mais si le régime alimentaire a pour réflexe d’utiliser des frites ou des légumes rissolés avec ce type d’huile tous les jours, on veillera à les diminuer et à diversifier.

Les femmes pour une fois vont apprécier d’avoir des hormones bien à elles, car la présence des œstrogènes durant toute la période de la puberté à la ménopause favorise la conversion de l’ALA en EPA et en DHA

Le mot de la fin est pour bientôt, car trop souvent la conclusion arrive dans ce contexte explicatif : « si cette conversion est si faible, pas de souci. Prenez un complément alimentaire apportant un bon ratio EHA + DHA et le tour est joué… »

Justement, les besoins en DHA sont estimés en parlant de ratio avec l’EHA, par nos grandes instances officielles qui insistent sur un rapport EPA:DHA de 2:1 ou 1:1 pour la santé cardio-vasculaire, mais qui recommandent un ratio plus important en DHA pour un effet sur la santé cognitive. Il y a de quoi s’y perdre !

En réalité, il n’y a pas de consensus scientifique. Il n’existe pas de ratio EPA/DHA universellement recommandé, car les besoins varient selon les individus et les objectifs de santé. Je pense même qu’imposer à notre organisme un apport constant de ces deux molécules sans faire varier ce ratio n’est pas une bonne idée. Pourquoi ? À Natura Mundi, on n’aime pas se présenter comme un labo de compléments alimentaires, alors que c’est le titre officiel donné à notre structure… Notre discours premier est de prendre ce dont on a besoin en respectant cette fameuse règle des 3 V :

1- Vivant,

2- Végétal,

3- Varié.

Cette maxime est valable aussi pour les Oméga-3. Retenons les 3 points suivants :

-diversifier ( = Varier) son alimentation et penser au quotidien à entretenir et nourrir, par des apports naturels de fibres ( = Végétal) sa flore intestinale symbiotique. Penser aux crudités pour le 3e point ( = Vivant),

-avoir le réflexe de diversifier ses sources d’huiles et de varier des références qui seront pressées à froid (= Vivant, = Végétal, = Varié)

-au fur et à mesure où l’on avance en âge, renforcer son alimentation par des cures courtes et à renouveler (= Varié) de compléments alimentaires d’oméga-3 qui ne viennent pas chambouler toute cette logique naturelle.

C’est pourquoi nous pensons qu’un apport massif, pour ne pas dire à 100 % des apports nutritionnels recommandés (ANC) de ces acides gras essentiels est en fait une mauvaise idée, quand cela est fait sans tenir compte du contexte dans lequel on vit. N’oublions pas qu’une conversion d’ALA en EPA puis en DHA nécessite de l’intelligence fonctionnelle de la part de notre corps, du savoir-faire en quelque sorte. Apporter massivement de l’EPA et du DHA, c’est rendre notre organisme potentiellement paresseux ! Si votre ostéopathe vous dit « vous avez du mal à marcher ? Qu’à cela ne tienne, prenez des béquilles... », vous allez vous moquer de votre thérapeute. L’idée est la même ici… Concrètement, plutôt que d’apporter une dose constante d’Oméga-3 au ratio de 1 EPA pour 3 DHA, nous préconisons de prendre le temps de réfléchir sur ce fameux contexte. Suis-je dans une situation où les Oméga-3 sont strictement nécessaires ? Dans l’affirmative, une cure de 20 à 25 jours par mois est à retenir. A défaut, pour un « entretien » de la forme, une cure de 10 à 20 jours chaque mois est déjà un très bon réflexe.

 

Pourquoi avoir choisi des Oméga-3 extrait des algues du type Schizochytrium ?

À Natura Mundi, nous avons durant très longtemps proposé des Oméga-3 dans des capsules molles d’origine marine. Comme les Oméga-3 sont des lipides, nous avons toujours considéré comme une mauvaise idée de vous proposer des lipides transformés en poudre pour les incorporer dans des gélules (comme pour la rhodiola ou le magnésium). Si ce sont des lipides, ils doivent rester liquides ! Il fallait donc d’une part trouver des Oméga-3 issus d’une source qui nous garantit une pureté quant aux contaminants. Il y a aujourd’hui trop de polluants pour continuer à s’approvisionner en Oméga-3 d’origine marine. La culture de Schizochytrium répond à cette problématique.

Le second obstacle à résoudre était de pouvoir incorporer cette masse liquide dans une capsule qui elle aussi n’était plus réalisée à partir de gélatine de poisson ! C’est pour cela que nous avons travaillé durant de nombreux mois à la recherche d’un laboratoire qui avait le savoir-faire pour d’une part extraire des Oméga-3 de ces algues de culture, et d’autre part un second savoir-faire pour les incorporer dans une structure souple, façon gélatine, mais cette fois-ci d’origine végétale…

C’est chose faite !

Vous le savez, à Natura Mundi, nous avons une démarche de santé vis à vis de vous, mais tout autant vis-à-vis de la planète. Comme nous le disons toujours, pourquoi se soigner si c’est pour mettre en péril la santé de notre planète ? Nous avons fait ce choix d’obtenir des Oméga-3 depuis la culture d’algue de Schizochytrium aussi par rapport à une évidence pour la planète. Aujourd’hui il existe deux moyens de fabriquer des compléments alimentaires d’Oméga-3, ceux issus de ressources animales marines, ceux issus de culture sur l’algue Schizochytrium.

 

Prélever ou produire ?

La logique du prélèvement «abusif» doit laisser la place à la logique de la production contrôlée.

1- Le prélèvement « abusif », c’est ça :

Pour obtenir du DHA et de l’EPA, la technique est d’aller chercher en haute mer, au large du Pérou 40 tonnes environ de poisson pélagique (ceci est une estimation grossière mais la fourchette est de 20 à 65 tonnes) pour obtenir une tonne d’huile de poisson en vue d’en extraire des EPA et des DHA concentrés (270 kg d’EPA+DHA au final). Le poisson pélagique visé est l’anchois… Environ 1 million de petits poissons « prélevés » pour produire cette matière première !

Et derrière cette tonne d’huile, on va faire tourner des bateaux au gasoil (donc émetteurs de CO2), et toute une industrie de débarquement, transformation industrielle, traitement des coproduits, transport, raffinage, concentration, chaîne du froid, conditionnement…

2- Une production contrôlée, c’est différent :

Avec une micro-algue telle que Schizochytrium, on cultive dans des bio-réacteurs, en conditions maîtrisées, directement une biomasse végétale qui produit des Oméga-3. Au départ, on utilise des matières premières d’origine végétales ou des coproduits de l’industrie alimentaire. La différence de logique est alors fondamentale : d'un côté, on prélève une biomasse animale dans le milieu marin naturel, de l'autre, on produit une biomasse micro-algale dans un système contrôlé. Dans le premier cas, la matière première est issue d'une ressource vivante sauvage qu'il faut capturer. Dans le second, elle est produite par fermentation et peut être obtenue sans pêche et sans mortalité animale.

Pour une même finalité (fournir à nous les humains des Oméga-3), ces deux voies correspondent donc à deux modèles radicalement différents. L'une exploite une ressource biologique sauvage, l'autre cultive directement le producteur de l'Oméga-3. Le passage du poisson à la micro-algue n'est donc pas simplement un changement de matière première. C'est un changement de logique… Cerise sur le gâteau, si je puis dire, les poissons marins sont exposés aux contaminants présents dans la mer et s’accumulent dans les chaînes alimentaires… Les huiles de poisson destinées à l'alimentation humaine doivent donc être raffinées. Puis subir des contrôles qualité… avec tout le sérieux qu’on leur connaît… Avec une culture de micro-algues, cultivée en milieu maîtrisé, la qualité des matières premières, de l'eau et du procédé peut être contrôlée dès la culture.

Résumé de l'article: 

Les Oméga-3 : pourquoi sont-ils importants ?

Les Oméga-3 sont de bons acides gras essentiels : notre corps ne sait pas les fabriquer suffisamment, il faut donc les apporter par l’alimentation. Ils jouent notamment un rôle important dans le bon fonctionnement du cerveau, des yeux et des cellules, et participent à l’équilibre de l’organisme. Il existe plusieurs Oméga-3, notamment l’ALA, l’EPA et le DHA. Le DHA est particulièrement important pour le cerveau et la vision.

Où trouver les Oméga-3 ?

On peut en trouver dans certaines huiles et graines végétales, mais aussi dans les sources marines. Le corps peut transformer l’ALA végétal en EPA puis en DHA, mais cette transformation reste assez limitée. C’est pourquoi la qualité et la diversité de l’alimentation sont importantes.

Oméga-3 et Oméga-6 : doivent être équilibrés

Les Oméga-6 sont eux aussi nécessaires à l’organisme. Le problème n’est donc pas de les supprimer, mais plutôt d’éviter d’en consommer beaucoup plus que d’Oméga-3. Une alimentation variée, avec différentes sources d’huiles et beaucoup d’aliments végétaux, permet de favoriser cet équilibre.

Et les compléments ?

L’idée n’est pas de consommer des quantités énormes d’Oméga-3. Il vaux mieux privilégier une alimentation Vivante, Végétale et Variée — la règle des 3 V — et d’utiliser les compléments de manière ponctuelle et adaptée aux besoins.

Pourquoi des Oméga-3 issus d’algues ?

Chez Natura Mundi, le choix s’est porté sur une micro-algue appelée Schizochytrium. Elle permet de produire des Oméga-3 dans un environnement contrôlé, sans avoir besoin de pêcher des poissons sauvages. Cette solution permet également de mieux maîtriser la qualité de la matière première et de limiter l’exposition aux contaminants présents dans le milieu marin.

À retenir : les Oméga-3 sont importants pour notre organisme, mais l’objectif n’est pas d’en prendre toujours plus. Le plus important reste une alimentation variée, végétale et équilibrée, avec un apport en Oméga-3 adapté à chacun.

Voilà notre choix. Nous avons mis du temps à faire revenir cette référence. Veuillez nous pardonner. Nous espérons que vous apprécierez ce nouveau produit !