Parodontite : enfin de vraies solutions naturelles !

Parodontite : enfin de vraies solutions naturelles !

Peut-être avez-vous déjà entendu le mot parodontose… 
La parodontite, c’est la même chose, à la différence qu’une parodontose est en réalité un phénomène inflammatoire, d’où le nom de parodontite maintenant utilisé par le monde médical…


1 - Mais qu’est ce donc que la parodontite ?

C’est une maladie infectieuse d’origine bactérienne qui touche au moins une personne sur deux dans le monde. Quand elle n’est pas enrayée à temps, elle entraîne le déchaussement et la perte des dents… Le drame, c’est que la médecine conventionnelle est peu équipée pour y faire face. Et dans son discours, elle nous laisse croire que les bactéries qui causent la parodontite se sont installées au fil du temps, progressivement, linéairement, et renvoie la victime à sa culpabilité de n’avoir pas appliqué la consigne simpliste du brossage des dents quotidien.
La première bonne nouvelle c’est que des découvertes récentes laissent entrevoir de quoi redonner le sourire aux personnes concernées. Le processus très particulier de développement des bactéries parodontales, appelé quorum sensing a été identifié. On comprend maintenant que cette maladie évolue par phases. 
La deuxième bonne nouvelle, c’est que la gomme arabique, une substance naturelle d’origine africaine, très connue et sans aucune toxicité, vient de faite l’objet de nouvelles études qui ont mis en évidence son intérêt PREMIUM face à cette maladie… 


Petit rappel sur l’anatomie de la bouche :

Une dent n’est pas soudée à l’os de sa mâchoire. Heureusement, car cela facilite le travail du dentiste quand il faut l’arracher. Mais il y a par contre un système complexe d’attaches qui passe par des ligaments alvéolo-dentaires. Ces derniers sont un peu comme les tendons qui font l’intermédiaire entre les muscles et les os, et qui nous permettent la mobilité. La dent est un organe dur qui est donc « fixée » sur les mâchoires par ces ligaments alvéolo-dentaires. Ils sont responsables de l’apparente immobilité de la dent avec la mâchoire, mais cette apparence est trompeuse, car en réalité, la dent est capable d’un très léger mouvement, qui est mis en jeu lors de la mastication. C’est ce jeu des mouvements masticatoires qui favorisera la circulation sanguine dans la gencive et la dent, et donc la respiration du parodonte. Mastiquer est un geste fondamental pour la bonne santé buccale.

Qu’est ce que le parodonte ?
Le parodonte désigne l’ensemble des tissus qui entourent et soutiennent la dent. Il comprend la gencive, le ligament alvéolo-dentaire, le cément et l’os alvéolaire. Il joue un rôle essentiel dans la stabilité et la protection des dents. La parodontite est une maladie inflammatoire chronique du parodonte, résultant généralement d’une infection bactérienne qui entraîne la destruction progressive des tissus de soutien des dents, pouvant conduire à leur mobilité puis à leur perte si elle n’est pas traitée. 

Comme on le voit sur l’image ci-dessous, le point de jonction entre la dent et la gencive, et entre la couronne et la racine est appelé le col, ou encore le collet. C’est là que tout va se jouer…

Il y a des bactéries dans la bouche…

En effet, tout serait parfait dans le meilleur des mondes si la cavité buccale n’abritait pas une flore bactérienne spécifique… Une sorte de flore intestinale, mais localisée dans la bouche. On dit que c’est une flore commensale car ces bactéries vivent naturellement sans nous nuire, et ont même un rôle protecteur en empêchant la prolifération des pathogènes. Ces bactéries participent aussi à ensemencer notre flore intestinale.
De plus, notre salive, qui contient nombre d’éléments, à commencer par des enzymes digestifs, apporte dans la bouche des mucines, des protéines qui ont pour rôle d’empêcher les bactéries de s’accrocher aux dents. Enfin, notre système immunitaire développe localement des actions complexes de contrôle de ces bactéries.
Avec le temps, en fonction de nos habitudes alimentaires, du tabagisme, ou en présence de maladies métaboliques comme le diabète et surtout devant un stress psychologique ou même un stress immunitaire1, il arrive que certaines bactéries indésirables s’installent dans le biome buccal… Ces bactéries sont bien connues des chercheurs qui leur ont donné des noms à dormir debout : en voici 5 que nous allons étudier de plus près : Porphyromonas gingivalis*, Aggregatibacter actinomycetemcomitans*, Fusobacterium nucleatum*, Treponema denticola*, Tannerella forsythia*…

Il faut garder en tête un élément important : Aujourd’hui, la connaissance sur le microbiote buccal permet de lister environ 700 espèces microbiennes, qui ne sont pas seulement des bactéries. Ces dernières sont de l’ordre de 280…On estime que seulement 20 %, soit environ 50 espèces sont potentiellement pathogènes… Ces bactéries ne se développent pas dans une logique de compétition entre elles, mais au contraire vont développer une stratégie « d’attaque » progressive. Disons que pour elles, ce champ de bataille qui se prépare va passer par plusieurs étapes, avant d’arriver aux prémisses de la parodontose qui nous intéresse ici. C’est en fait un long chemin, et nous allons nous intéresser à l’étape finale. Par exemple, Campylobacter rectus, que nous n’allons pas étudier de plus près, agit en amont dans le processus comme une bactérie facilitatrice ou modulatrice de l’activité de nos cinq coupables citées ci-dessus. Elle prépare l’environnement local pour que des bactéries plus virulentes puissent s’installer...


...qui génèrent plaque dentaire et tartre !

Au départ, ces bactéries indésirables se déplacent librement dans l’espace buccal. Mais rapidement, elles se fixent aux dents ou à la gencive, et se multiplient tout en restant accrochées à la fois à leur support et entre elles. Elles forment des micro-colonies. Elles commencent alors à sécréter autour d’elles des substances polymères. Pour imager la chose, représentez-vous ces bactéries qui s’entourent d’une sorte de plastique épais. Cette matrice va les protéger de nos fameuses mucines… 

La formation de la plaque dentaire commence aussitôt après un brossage des dents. En réaction à cela, de la salive est sécrétée, et une fine couche de protéines salivaires, appelée pellicule acquise, se dépose rapidement (en quelques minutes) sur la surface des dents. Quand le microbiote buccal est équilibré, ce dernier joue un rôle important en limitant les bactéries pathogènes. Cependant, ces dernières peuvent utiliser cette pellicule pour arriver à s’accrocher à la paroi de la dent. C’est alors qu’elles se multiplient et créent un biofilm, qui est le terme technique pour désigner la plaque dentaire. Au fil du temps, cette plaque va évoluer, générer des éléments inertes et se transformer en tartre. On dit qu’elle se minéralise.


Mais qu’est ce donc que ce quorum sensing ?

Si la plaque dentaire n’avait pour seul avenir que de devenir du tartre, tout irait bien... Hélas, un autre phénomène se prépare car à l’intérieur de cette « poche plastique », les bactéries vont pouvoir se développer à leur guise, sans que notre système immunitaire ne les repère ! C’est ce qu’on appelle le biofilm (il faut bien retenir qu’un biofilm, c’est à la fois cette enveloppe et les bactéries à l’intérieur). 
Jusque là, pourrait-on dire, rien de bien nouveau sous le soleil… Mais l’apparence est trompeuse : quatre phénomènes complexes, et liés entre eux vont se produire : 
1- D’abord, progressivement, les micro-colonies vont fusionner et prendre une forme tridimensionnelle : elles vont se développer en épaisseur. 
2- Toujours au fil du temps, va s’organiser au sein de ce biofilm toute une organisation avec notamment des canaux pour faire circuler les nutriments et les déchets, les nutriments pour croître, les déchets qui formeront le futur tartre.
3- Enfin, le biofilm est constitué de plusieurs espèces de bactéries, ce qui est assez étonnant et difficile à comprendre. C’est comme si vous invitiez une espèce animale dans votre maison… Un renard, un ours, une souris, que sais-je, et que vous dialoguiez avec elle au point de lister ensemble tous les avantages que vous pourriez tirer d’une association de malfaiteurs. Mais le dialogue va être progressif et passer par deux stades : une phase préliminaire de discussion, et une phase de maturation. Toutes ces bactéries vont d’abord commencer timidement à échanger entre elles par des molécules-signal qu’on appelle des auto-inducteurs. On a du mal à se représenter ce phénomène, qui est une sorte d’auberge espagnole géante pour bactéries d’espèces différentes...
4- À un certain stade de développement, se déclenche un autre phénomène que la communauté scientifique internationale a baptisé « quorum sensing », ce qui signifie littéralement la « détection du quorum ». Quand un certain seuil d’auto-inducteurs est atteint, mais aussi quand une sorte de taille critique du biofilm est atteinte, toutes les bactéries changent de programme pourrait-on dire. Au lieu de continuer à simplement sécréter des auto-inducteurs et ce fameux « plastique », elles vont en quelque sorte se mettre d’accord entre elles et développer des facteurs de virulence. 

Quand ces bactéries atteignent le stade du « quorum sensing », c’est très mauvais signe, car les bactéries fabriquent de nouvelles armes. Et sur le tissu de l’hôte, c’est-à-dire sur la gencive, va se produire une rupture de la barrière épithéliale. C’est un peu comme si une petite armée avait réussi à franchir le pont-levis d’un château fort et commençait à rentrer dans l’enceinte fortifiée.
Bien évidemment, cette rupture entraîne illico de notre part une réponse immunitaire, mais qui est malheureusement mise à mal par des facteurs de résistance bactériens, ceux justement issus de cette réponse de « quorum sensing ».


La porte (grande) ouverte à la parodontite.

Peut commencer alors une nouvelle phase : la parodontite. Mais pour bien comprendre, reprenons, car c’est là que tout se joue et surtout, c’est en comprenant bien cette phase qu’on pourra mettre en place une démarche de santé efficace : une « Grande Armée » de bactéries, équipées de facteurs de virulence, vient de franchir une étape importante. Chaque bactérie devient une usine à facteurs de virulence : des protéases (des enzymes qui vont détruire des protéines), des toxines pour affaiblir notre terrain, et des adhésines pour mieux agresser et se fixer sur les cellules touchées par la rupture de la barrière épithéliale. Il faut avoir en tête que la taille d’une cellule humaine en moyenne est 1000 à 10.000 fois plus grosse que celle d’une bactérie, bien que les proportions de départ soient trompeuses : en effet, si on imagine une bactérie qui ferait par exemple 50 cm de long, la cellule humaine serait de la taille d’une petite maison ! Mais les volumes sont, eux, multipliés ! Et cette bactérie virulente est équipée d’un pied de biche, d’un marteau, d’une scie, de crochets adhésifs…
Mieux que ça, elle s’équipe d’outils d’autodéfense qui viendront faire fuir ou endormir nos cellules  immunitaires qui arrivent à leur contact.
Cerise sur le gâteau, c’est ce quorum sensing, cette communication très soutenue entre espèces différentes de bactéries qui fait leur virulence : car les bactéries se partagent le boulot pour fabriquer leurs facteurs de virulence et apprennent les unes des autres à être de plus en plus virulentes. Elles se coachent entre elles !
Par exemple, Fusobacterium nucleatum agit comme un organisme-pont, reliant les bactéries du front à celles (comme Porphyromonas gingivalis) qui attendent que la première phase d’agression soit effectuée. Fusobacterium nucleatum est d’ailleurs la bactérie qui est étudiée le plus dans la maladie parodontale, car sa présence et son activité sont considérées comme des facteurs d’accélération de cette pathologie.
Évidemment, dans le milieu dans lequel elles évoluent, la présence de nutriments ou inversement la présence d’antimicrobiens (antibiotiques, etc) est rapidement détectée et elles échangent entre elles pour favoriser leur multi-adaptabilité et leur virulence… À l’analyse de la situation, ça pourrait sembler perdu d’avance. Mais je vous rassure, il n’en est rien avec ce qui a été découvert récemment...


La vraie explication…

Imaginez l’attaque de cette « Grande Armée » qui vient de conquérir un nouvel espace. Passée cette phase initiale, sa deuxième action va être de s’installer durablement dans cet espace gagné sur les tissus sains. Une poche bactérienne parodontale va se développer le long de la dent. Il va ainsi se former un espace augmenté entre la gencive profonde et la racine de la dent, au contact de l’os de la mâchoire. 
Parallèlement, les bactéries vont s’en prendre aux fibres d’ancrage (ces ligaments alvéolo-dentaires qu’on citait au début, et qui attachent la dent à l’os) et à la structure même de l’os, qu’elles vont dégrader grâce aux protéases. Au fil du temps, leur impact négatif va être tel que la dent elle-même deviendra mobile au-delà de son amplitude physiologique et avec le temps, si rien n’est fait, souffrira de déchaussement. Côté os, le profil n’est pas non plus reluisant : avec le temps, l’os va perdre de sa structure.

Une petite parenthèse s’impose, car l’os n’est pas un organe constitué de façon homogène. Sur sa périphérie, il est équipé d’un tissu appelé périoste*, qui a pour fonction de construire la fibre osseuse, grâce à des cellules appelées ostéoblastes*. Quand l’os se construit de façon saine, la trame osseuse se développe sous l’influence des ostéoblastes. L’os grossit. Mais il existe aussi des cellules tout autres, des cellules qui vont se développer et s’installer dans la trame osseuse. Elles maturent et quittent le périoste et « vivent leur vie » dans l’os ainsi reconstitué. Ces cellules s’appellent les ostéoclastes* (à ne pas confondre avec les ostéoblastes), qui ont pour rôle physiologique la résorption osseuse. Leur rôle est à l’inverse des ostéoblastes : elles déconstruisent naturellement l’os au fur et à mesure de sa croissance, selon un équilibre naturel subtil. Si l’os se construit, il garde ainsi sa taille finale quand la croissance de l’individu est fini.

Dans le cadre de la parodontite, le périoste est impliqué dans la réponse inflammatoire face à cette agressivité bactérienne. Pour rappel, en cas de parodontite, l’inflammation s’étend des tissus mous (gencives) vers l’os alvéolaire. Le périoste peut devenir activé pour tenter de réparer les dommages au niveau de l’os. On parle alors de réaction ostéogénique (qui régénère l’os), mais malheureusement cette réponse est trop souvent insuffisante face à la destruction causée par les bactéries.
Car il n’y a pas que les bactéries qui sont la cause de cette perte de fonction : l’inflammation chronique du parodonte (parodontite = inflammation du parodonte) stimule les ostéoclastes, ce qui entraîne une résorption de l’os alvéolaire sous-jacent. Les ostéoblastes, présentes dans le périoste, bien que mobilisées pour réagir à cette perte osseuse, ne peuvent pas compenser, et la balance penche au profit de la perte osseuse. À terme, la destruction osseuse progressive affaiblit le support des dents, conduisant à leur mobilité puis à leur perte si rien n’est fait pour enrayer le phénomène. La destruction osseuse s’accompagne souvent d’une rétraction des gencives. Cela favorise d’autant la création de poches profondes où les bactéries prolifèrent, aggravant le cercle vicieux inflammatoire.
Au final, on peut dire que le périoste joue un rôle clé dans la dynamique osseuse autour des dents, surtout face à une parodontite où il est à la fois un acteur de la tentative de réparation et une victime de l’inflammation chronique qui justement accentue la résorption osseuse. Nous allons y revenir lors de la mise en place d’une démarche naturelle, car la stimulation du périoste sera un des objectifs à atteindre.

Pourquoi mettre autant d’attention à ce phénomène inflammatoire local ? Parce qu’il faut comprendre qu’en réalité le principal facteur de risque de la parodontite, c’est la réaction inflammatoire et immunitaire de notre propre corps. Cette réaction inflammatoire est déclenchée d’abord par les bactérie pathogènes, mais elle est aussi influencée par des facteurs génétiques (héréditaires) et épigénétiques (c’est à dire dans l’expression des gènes liée à notre environnement ou à notre mode de vie). Dans le cadre de la démarche naturelle ci-après, un grand volet sera de renforcer notre équilibre « profond » en même temps que lutter contre l’infection… Ce phénomène inflammatoire est très important, car c’est comme s’il y avait un feu de forêt volontaire qui serait mal contrôlé et qui détruit les arbres (ici les tissus de soutien des dents) au lieu de simplement éliminer l’ennemi (les bactéries).

La parodontite, qui se manifeste d’entrée par des douleurs et une gêne à la mastication cache en réalité d’autres symptômes plus subtils : le saignement des gencives, la perte osseuse et le risque de perte de dents, la gêne masticatoire, la mauvaise haleine, l’esthétique dentaire, et enfin de façon beaucoup plus globale les conséquences sur la santé générale de l’individu. C’est ce dernier point qu’il nous faut développer : 

          1- La parodontite est une inflammation locale mais sévère : de ce fait elle peut libérer de grandes quantités de médiateurs inflammatoires (notamment des cytokines) qui vont alors entraîner une inflammation systémique chronique. Or l’inflammation systémique est un facteur clé dans le développement de nombreuses maladies cardio-vasculaires (athérosclérose, infarctus, AVC…). C’est ainsi la porte ouverte à de sérieuses complications...
          2- Les bactéries buccales pathogènes peuvent tout simplement pénétrer dans la circulation sanguine via les gencives endommagées. Elles peuvent là aussi directement contribuer à la formation de plaques d’athérome sur les parois artérielles…
          3- le système immunitaire peut réagir aux bactéries parodontales mais, par mimétisme moléculaire, peut aussi attaquer les tissus vasculaires et ainsi aggraver des pathologies cardiovasculaires. Le stress, le diabète, le tabagisme, la mauvaise hygiène de vie générale influencent négativement le système immunitaire. On est alors en présence d’un cercle vicieux...

On constate que la parodontite peut évoluer selon plusieurs options :
- une parodontite chronique, qui va évoluer lentement, souvent parce que le système immunitaire réagit lui-même de façon modérée. Dans ce cas de figure, il n’y a donc pas de réaction inflammatoire forte.
- une parodontite agressive, qui va évoluer rapidement. Ici la raison est plutôt liée à une réaction faible ou inadaptée du système immunitaire (stress)…
- une parodontite associée à des maladies systémiques comme les maladies cardio-vasculaires dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent. Mais cela peut-être le cas aussi face au diabète, ou à des maladies immunitaires, nerveuses, dégénératives...


2- Une démarche unique, mais des actions multiples 

(l’inverse de ce que vous dira BigPharma)

La fameuse plaque dentaire est le témoin d’un envahissement à grande échelle des bactéries pathogènes qui, si rien n’est fait pour les enlever, déclencheront tôt ou tard leur quorum sensing et donc leur agressivité. Cependant, la plaque dentaire n’est que le sommet de l’iceberg.


L’hygiène buccale : fortifier le microbiote

La priorité des priorités est évidemment d’avoir une bonne hygiène buccale. Le simple usage régulier de la brosse à dent ne suffit pas. Il faut en premier lieu, agir sur la qualité de nos aliments qui eux-mêmes vont avoir une incidence sur la qualité de notre flore intestinale.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, vous obtiendrez les meilleurs résultats si préalablement vous avez adopté une alimentation basée sur la consommation de végétaux et de nutriments riches en fibres qui auront d’abord une action bénéfique sur le microbiote intestinal. Pourquoi ? contrairement à une idée reçue, le monde bactérien est si vaste, si omniprésent dans notre corps que c’est le bon équilibre de notre microbiote intestinal qui enverra de bons signaux à notre système immunitaire qui lui-même sera le mieux placé pour contrôler les populations bactériennes non adhésives qui colonisent notre espace buccal. Rappelez-vous, la flore buccale est au départ une flore commensale, elle-même sous contrôle plus ou moins réussi de notre système immunitaire.


« Que ton aliment soit ton premier remède… »

Pour une personne qui est atteinte de parodontite, la première chose à faire est donc de travailler selon 4 axes pour ce qui est de la partie « hygiène alimentaire » :
    • réduire les sucres et le sel caché, 
    • consommer des légumes bio (car davantage riches en vitamines et minéraux), 
    • envisager d’arrêter de fumer, et 
    • réduire sa proportion de protéines. 

S’il est bien un point pour lequel le message est passé, c’est bien celui que « le sucre et les bonbons donnent des caries ». En effet, l’apport de saccharose est cariogène. Le phénomène est exclusivement local : les sucres rapides absorbés et répartis dans la cavité buccale lors d’un repas ou d’un grignotage servent de nourriture aux bactéries cariogènes. Il s’en suit une production d’acides (dus à la fermentation bactérienne) qui abaissent le pH local, rendant l’environnement acide. Les minéraux de l’émail dentaire (essentiellement calcium et phosphates) sont progressivement dissous. Au long cours, c’est la structure de la dent qui est menacée… En principe, brossages et salivation neutralisent l’acidité. C’est donc une balance délicate qui se joue avec le temps entre les éléments protecteurs et les facteurs destructeurs…
La flore buccale, agent protecteur peut être mise à mal aussi par d’autres facteurs : tabac, alcool, excès de sel, certains médicaments... 
A l’inverse du premier point, qui est exclusivement local, un excès de protéines d’origine alimentaire peut être très dommageable avec le temps. Et ce phénomène se passe lors de la métabolisation des protéines dans le corps. Ceci joue un rôle très important dans l’acidification du terrain. Le catabolisme des protéines génère des acides, eux mêmes captent des minéraux et voient leur élimination accentuée par voie rénale. Ces acides peuvent aussi s’accumuler dans les tissus conjonctifs, dont les tissus conjonctifs buccaux… La présence de ces acides va provoquer un phénomène inflammatoire silencieux. On parle alors de phénomène inflammatoire de bas-grade (low-grade en anglais = faible niveau) qui se chronicise et devient la fameuse acidose du naturopathe (à ne pas confondre avec l’acidose décrite par la communauté scientifique médicale…). C’est cette acidose qui, en se généralisant, provoque une inflammation systémique avec pour conséquence une altération de la réponse immunitaire…


« … et l’approche positive le second. »

Local ou global, voilà pour l’alimentation. Il y a enfin un troisième point fondamental dans la santé holistique, qui est encore plus ignoré de la communauté scientifique : celui du stress mental. 
Face à un stress, le cerveau sera mis en alerte de façon très vive et le processus mental sera fortement activé. Or, tout comme les protéines dans leur catabolisme décrit plus haut, l’activation de pensées de peur ou négatives générera des toxines acides. En d’autres termes, les pensées négatives (au sens large) sont acidifiantes. C’est un élément fondamental pour les hygiénistes et les naturopathes sur lequel il convient de porter notre attention devant la parodontite. En effet, un stress chronique accentue l’oxydation  (oxydation → inflammation → acidification). Certains tissus sont plus facilement vulnérables lors de leurs augmentations. L’un d’entre eux est le parodonte !
On sait aussi que le stress mental induit un dysfonctionnement endothélial. Pour reprendre l’image de nos bactéries à l’assaut du château fort, c’est comme si le corps lui-même abaissait le pont levis avant même de devoir livrer bataille…


Brosser les dents, oui mais...

Une autre chose à faire est de veiller à un brossage des dents assez fréquent, quotidien, voire plusieurs fois par jour. Le mouvement de la brosse à dents est important. Le but du brossage n’est pas de « gratter » la gencive ou la dent, mais de la débarrasser des éléments apportés par l’alimentation. Il faut donc un brossage souple et doux, qui doit veiller à faire passer les poils de la brosse sur toutes les zones de contact dent-gencives (le fameux collet du schéma ci-dessus) mais surtout dans les diastèmes, c’est-à-dire les espaces naturels entre les dents (parfois dus à l’absence de l’une d’elles). 
Pour bien comprendre le but du brossage, on devrait parler plutôt de balayage des dents que de brossage. Dans la vie courante, on utilise un balai ou une balayette plutôt qu’un brosse à chiendent pour débarrasser le sol de la cuisine des miettes du repas tombées à terre… L’image vous fait évidemment sourire, mais cette comparaison a pour but de vous faire prendre conscience que le jet dentaire peut aussi être une solution, ainsi que le fil dentaire. C’est là que les jets dentaires à onde pulsée ont tout leur intérêt… Ils viennent en complément d’un brossage. Certains trouvent même que le brossage devient un complément annexe de ce type d’appareil.


Détartrage mais pas que…

Mais lorsque des phénomènes inflammatoires apparaissent, c’est-à-dire quand on constate des gingivites, il faut alors s’alarmer au plus vite, car c’est le signe que les bactéries commencent à s’installer plus profondément dans la structure buccale. Et si rien n’est fait, à un moment donné, le quorum sensing se déclenchera et le processus de la parodontite commencera…
Il sera alors bien plus difficile de corriger le terrain que si un travail préventif avait été fait préalablement. Attention ! Le détartrage ne suffit pas à enrayer un processus de parodontite qui a commencé. En effet, l’objectif du détartrage est d’abord esthétique. La raison hygiénique paraît évidente, mais le détartrage a pour but d’enlever la plaque dentaire visible. Un détartrage se limite souvent à une action au dessus de la gencive, sur les surfaces visibles des dents et parfois sous la gencive si l’accumulation est peu profonde. 
Trop rarement hélas, le dentiste pourra vous proposer un acte parodontal non chirurgical cette fois-ci, qui s’appelle le surfaçage radiculaire (radiculaire = relatif à la racine). Cette intervention ne se limite pas à la partie visible de la dent mais va aller éliminer la plaque dentaire profonde, ainsi que le tartre, les toxines et les tissus inflammatoires présents sur la racine. En cas de parodontite, il est important de demander conseil à son dentiste quant à cet acte peu connu. En effet, c’est à travers un surfaçage radiculaire qu’on peut lutter contre une parodontite profonde, relancer les processus réparateurs dont notamment la reconstruction des ligaments alvéolo-dentaires. Mais comme expliqué ci-après, dans la partie « mettre en place un plan d’action », il faudra combiner plusieurs actions pour obtenir une synergie d’effets.
A cette occasion, demandez au dentiste s’il pratique des soins au laser, qui sont tout autant efficaces qu’un surfaçage (si ce n’est plus…), moins douloureux, et offrent une récupération plus rapide.


La gomme arabique : mieux que le quorum sensing, le quorum quenching... 

Le « quorum quenching » signifie littéralement en anglais l’« extinction du quorum ». Cette expression illustre la façon dont on peut s’opposer à cette explosion de virulence de la part des bactéries pathogènes. En effet, le quorum quenching est le pendant du quorum sensing, dont nous avons parlé plus haut. Il consiste à « couper court » les messages que les bactéries échangent entre elles lors du développement de leur virulence.
Dans le monde végétal, on a recensé plusieurs types de molécules susceptibles d’avoir ces vertus. On les a notamment retrouvé dans la propolis, le thé vert, ou encore la résine du pistachier lentisque de l’île de Chios. 
C’est dans le cadre de ce type d’investigations que des chercheurs se sont intéressés à la gomme arabique car elle est connue des populations africaines pour ses vertus bénéfiques sur la santé bucco-dentaire. La gomme arabique est une substance extraite de deux espèces d’arbres Senegalia senegal, et Vachellia seyal, qui poussent surtout dans les régions semi-désertiques bordant le sud du Sahara, en Afrique.
Ses vertus médicinales traditionnelles, bien connues des populations locales, ont été dernièrement repassées au crible par des chercheurs et s’éclairent d’un regard nouveau. Une autre approche, via de nouvelles découvertes, émerge. On parle maintenant de médecine personnalisée et d’approche systémique… Mais n’allons pas trop vite, précisons d’abord les découvertes qui ont été faites sur cette gomme arabique…
Il y a trois ans, en 2023, des chercheurs du Sultanat d’Oman ont publié un passionnant travail d’analyse des récentes études cliniques qui ont été réalisées avec de la gomme arabique. Leur publication fera date pour trois raisons :

    1. Ils confirment ce que les médecines traditionnelles rapportent à propos des vertus anciennement connues de la gomme arabique.
    2. Ils confirment que l’action prébiotique est prédominante, mais l’éclairent d’un angle nouveau,
    3. Ils précisent enfin des vertus nouvelles de la gomme arabique qui sont : 
    • a) l’amélioration de nombreux troubles métaboliques comme le profil lipidique (entendez par là que cela intéresse les personnes sujettes à « faire du cholestérol »), le diabète, le transit difficile, la prise de poids, certains troubles cardio-vasculaires.
    • b) l’amélioration de la santé bucco-dentaire : i) par une effet antibactérien dans le milieu buccal, ii) sur la plaque dentaire directement, iii) face à l’inflammation gingivale, et enfin iiii) une réduction des poches parodontales ainsi qu’un gain d’attache clinique (un gain d'attache clinique signifie que la maladie parodontale recule, que les tissus se réparent et que la dent est mieux stabilisée…).
    • c) l’amélioration de troubles multiples comme les diarrhées, la polyarthrite rhumatoïde, ou encore les insuffisances rénales qui démontrent des propriétés antioxydantes puissantes qui étaient jusqu’à présent passées « sous les radars »…

Je vous parlais ci-dessus de  médecine personnalisée et d’approche systémique. Nous y voila… 
Une autre étude, publiée il y a à peine deux ans, en 2024 a mis en évidence le mécanisme du quorum quenching pour la gomme arabique avec des répercussions attendues énormes. Rendez-vous compte : cette gomme, dépourvue de toute toxicité, montre que sous sa forme naturelle elle peut :

    • renforcer la santé bucco-dentaire en jouant un rôle prébiotique favorable aux bactéries commensales,
    • apporter des minéraux, notamment du calcium, du magnésium et du sodium, sous une forme biodisponible, au profit de l’émail dentaire, un peu à la façon du fluor (avec moins de puissance, certes, mais aucune toxicité...). Ces minéraux contribuent à la reminéralisation de l’émail dentaire et donc à un effet acariogène (anti-carie),
    • modifier l’équilibre bactérien de la flore buccale, et donc avoir un second effet acariogène (anti-carie),
    • perturber les auto-inducteurs des bactéries pathogènes et donc désactiver le risque que ces bactéries déclenchent leur fameux quorum sensing.
    • entraîner un effet immuno-modulant sur le système immunitaire, renforçant ainsi la réponse de l’organisme face à la parodontite bactérienne.

Vous le voyez, la gomme arabique est donc intéressante à plus d’un titre. Il y a d’abord son action sur le microbiote buccal, que nous citions comme premier point d’action, qui se double d’un effet tampon sur l’acidité buccale (minéraux tel le Ca, Mg, Na).
Mais l’élément nouveau et principal outil face à la parodontite, c’est sa capacité à générer ce fameux quorum quenching, cette sorte d’extincteur devant l’explosion du complexe rouge bactérien.
Enfin, et c’est le point que nous développerons dans cette approche systémique et de médecine personnalisée, la gomme arabique contribue de façon impressionnante par de multiples leviers à un effet général sur l’immunité (immunomodulante) et les processus métaboliques généraux (antioxydante).


3- Comment mettre en place ces actions multiples ?


Dans l’idéal, il faudrait 
    1. combiner la gomme arabique avec un dentifrice ou une pâte dentaire pour une action locale,
    2. compléter cette action locale avec des plantes qui viennent stimuler la sécrétion salivaire, stimuler la muqueuse gingivale, et apporter encore davantage de minéraux,
    3. utiliser des probiotiques par des cures courtes durant toute la période de soins,
    4. bien évidemment, l’adoption d’une alimentation orientée vers la baisse de l’acidose de terrain,
    5. l’apport de compléments alimentaires contenant de l’hydrolysat de collagène pour aider le périoste dans son processus de régénération des fibres d’ancrage,
    6. et selon le profil de la personne, des actions complémentaires systémiques et personnalisées avec du Pycnogénol, un drainage contre l’acidose, une action sur la glycémie pour les diabétique s (ou prédiabétiques), et enfin un soutien du foie. 

A- Avec son dentiste

Procéder dès que possible si ce n’est déjà fait, à un détartrage et demander un devis pour un surfaçage radiculaire, à mettre en place dès que possible. Si votre dentiste pratique les soins au laser, préférez cette méthode plus efficace, plus rapide, moins douloureuse et moins invasive.
Dans les deux cas, juste après les séances, utiliser de la gomme arabique ou une poudre dentaire à base de gomme arabique, à appliquer à la façon d’une pâte gingivale. Renouveler l’application plusieurs fois durant les 24 heures qui suivent.

B- Au niveau alimentaire

Réduire les sucres raffinés quels qu’ils soient et penser à rincer la bouche après la consommation de sucres industriels (chocolatines, bonbons, chocolats, bière, etc.). 
Favoriser les légumes verts en association avec les protéines ou les hydrates de carbone au plat principal. Éviter l’association « protéines + hydrates de carbone ».
D’une façon générale, préférer les fromages à base de lait de chèvre ou brebis à ceux issus de la vache, et éviter la consommation directe de lait, même à doses infimes, comme trois gouttes ajoutées au café « pour le fun »…

C- Si vous fumez ou si vous avez longtemps fumé...

Mettez au plus vite en place une politique personnelle anti-tabac complémentaire par les plantes (nous consulter) ou de drainage si vous avez fumé durant de nombreuses années, et même si vous avez arrêté de fumer il y a de nombreuses années.

D- Brosser les dents avec une pâte gingivale contenant du totum de gomme arabique.

Vous pouvez consulter pour cela le site internet www.naturamundi.com qui propose le DENTIFIX, un « produit maison ».
Cette préparation associe de la gomme arabique (totum) en poudre à de la poudre de prêle, de la poudre d’aigremoine eupatoire et de la poudre de graines d’anis. Ces trois plantes possèdent respectivement des propriétés reminéralisantes, fortifiantes de la muqueuse digestive (donc aussi de la gencive) et stimulantes de la sécrétion salivaire.

E- Les autres produits de santé naturels à intégrer au protocole

La résine de lentisque. 
La résine de lentisque produite sur l’île de Chios en Grèce, a été utilisée depuis des temps très anciens pour la santé digestive. Tout comme la gomme arabique, elle a joui longtemps d’une excellente réputation pour la santé bucco-dentaire. On sait que c’est une substance qui offre des effets anti-bactériens très marqués, davantage même que pour la gomme arabique, et qui se double d’un très bon effet « quorum quenching ». Elle est donc intéressante en complément à une poudre dentifrice dans un usage local. Son intérêt en approche systémique et personnalisée est face à des personnes présentant des fragilités digestives type gastrites, ulcères, colites. 
On peut tout à fait rajouter de la poudre de résine de lentisque sur la brosse à dent ou la répartir dans la bouche après brossage.
Voir ICI un article complet consacré aux vertus de cette résine.

L’hydrolysat de cartilage de raie.
Quand vous achetez du « collagène marin type II », il s’agit plus exactement d’hydrolysat de collagène issu des tissus articulaires de la raie. Il est important de vérifier la qualité achetée, à commencer par le type de pêche pratiqué. Trop souvent, ce sont des raies vivant en eaux profondes qui sont chassées, avec des conséquences écosystémiques considérables. Il faut privilégier les sources de cartilages de raies issues de pêches côtières.
L’hydrolysat de collagène s’obtient en réalisant une hydrolyse enzymatique, c’est-à-dire qu’on va utiliser des enzymes protéolytiques pour casser les protéines en tous petits morceaux, qu’on appelle des polypeptides. Puis on filtre ce produit pour le concentrer en hydrolysat de collagène pur.
On peut donc trouver en compléments alimentaires soit du collagène purifié, soit de l’hydrolysat de tissu articulaire « brut », soit un mélange des deux…
Dans tous les cas, l’utilisation d’une bonne source de collagène de type II d’origine marine est intéressante face à la parodontite, et associée à une approche globale pour permettre au périoste et aux fibres d’ancrage de reconstituer les ligaments alvéolo-dentaires. Il faut en consommer au moins 0,5 g / jour, de préférence en l’associant aux repas. Usage longue durée…

Les probiotiques
La vraie question de l’utilisation des probiotiques est la fréquence d’emploi. Mon opinion à ce sujet est que la politique commerciale des fabricants est d’encourager leur consommation dans un but de vendre leurs produits d’abord… 1 gélule prise matin et soir sur 2 à 3 jours, tous les 15 jours est largement suffisant...

L’argile
L’argile verte ou l’argile blanche sont souvent utilisées dans les recettes familiales pour réaliser ses propres dentifrices ou pâtes gingivales. Autant l’usage de l’argile blanche me paraît très indiqué, autant je préférerais réserver l’usage de l’argile verte pour des applications de type « cataplasmes », très utiles en complément à des dents qui menacent de se déchausser et en vue de stimuler la reconstruction de l’os alvéolaire.

Les plantes adaptogènes anti-stress et immunomodulantes
Rhodiola, astragale et ginseng sont à recommander en alternances les unes les autres ou en association. Par exemple un semaine l’une, une semaine l’autre puis la troisième pour les sept jours suivants.
L’intérêt des plantes adaptogènes est d’abord, tout comme la gomme arabique, qu’elles sont non-toxiques. Mais leur action est multiple, puis qu’elles agissent sur l’immunité, le système nerveux et les équilibres endocriniens en harmonisant leurs actions… Un grand intérêt devant la parodontite où immunité et susceptibilité au stress ont besoin d’être pris en compte. Les plantes adaptogènes se doublent très souvent d’effets anti-oxydants.

Le cas du lapacho
Le lapacho n’est pas une plante adaptogène reconnue comme telle par la communauté scientifique. Pourtant, elle dispose d’effets sur le système immunitaire, d’effets anti-inflammatoires et d’effets sur la flore intestinale qu’elle « coordonne » en quelque sorte avec nos défenses naturelles. Chez des personnes qui sont sujettes à des troubles digestifs ou qui ont été victimes de pathologies telles que le candida, son intérêt est majeur. 

F- Organiser le protocole, mettre en place un plan d’action

Choisissez parmi tous les points abordés ceux qui vous concernent sous la forme d’une simple liste : dentiste / surfaçage / brossage des dents / poudre dentifrice à base de gomme arabique / compléments alimentaires ...
Prenez un calendrier et fixez-vous une première étape de l’ordre de 3 mois avec le second rendez-vous chez le dentiste qui vous confirmera, s’il est objectif, les progrès accomplis. Ils peuvent aussi être visible sur des radios. Vous pouvez aussi, si vous y arrivez, faire une photo de vos dents et voir l’évolution par vous-même.


4- En guise de conclusion : la parodontite, une maladie au-delà de la parodontite

La parodontite ne vient pas par hasard… Elle résulte de plusieurs facteurs, dont bien évidemment, le temps qui passe… Mais il ne faut pas confondre parodontite et parodontose, cette dernière laissant entendre que c’est juste une « maladie de vieux »
La parodontite s’installe avec l’alimentation déséquilibrée, l’oubli de se brosser les dents régulièrement, un déséquilibre de la flore intestinale qui retentira sur la flore buccale et avec le temps sur le système immunitaire… On s’oriente alors vers une parodontite chronique.
Mais un « accident de vie » très mal vécu (décès d’un proche, déménagement subi, licenciement ou accident de voiture) peuvent ouvrir la voie à une parodontite agressive, qui s’installera en quelques mois. Et le jour où votre dentiste vous annoncera que c’est une parodontite, ce sera le 2e choc… 
Enfin, et c’est là qu’il faut être particulièrement attentif, la parodontite ne se limite pas à la santé buccale. Si d’autres problèmes de santé existent, il y a fort à parier d’un effet boule de neige. Les gens qui sont propices au diabète, aux maladies cardio-vasculaires ou au cholestérol, aux troubles thyroïdiens, aux allergies ou aux terrains inflammatoires (notamment intestinal), aux rhumatismes, à l’ostéoporose, ou aux maladies auto-immunes doivent être particulièrement vigilants face à la parodontite qui perdure. Certaines bactéries pathogènes sont réputées pour avoir des effets délétères multiples...
C’est ici tout l’intérêt de recourir à la gomme arabique d’une part et aux produits naturels plus généralement d’autre part, car leurs actions sont d’abord de ne pas nuire… Vous l’aurez deviné dans ces lignes, le quorum quenching est à l’exact opposé d’un antibiotique : ici on ne tue pas la bactérie pathogène, mais on la rend impropre à se développer à l’endroit où elle est venue. Pas de lutte directe, mais plutôt une démarche « gentleman »…
Attaquer de front revient trop souvent à générer des effets secondaires qui risquent justement de porter le pathogène sur les autres maladies sous-jacentes. Adopter un protocole personnalisé et systémique (ici parodontites + autres maladies diagnostiquées), c’est empêcher le développement et la virulence de ces pathogènes de façon globale. Enfin, fortifier l’immunité rendra le terrain impropre à leur développement. C’est donc un bien meilleur retour à l’équilibre et la santé. Mais avec un peu de temps quand même... On est loin des "trucs naturels" et des "produits miracles", non ?